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Saturday, 10 May 2008

Fourniret agrees to break his silence. (Enfants Kidnappés 9/05/08)


http://www.kidnapping.be/fourniret/index.html

Fourniret va enfin parler
Fourniret accepte de rompre le silence.* IL N'A « qu'une parole », assure-t-il. Il s'entêtait à la museler depuis le début de son procès devant la cour d'assises faute d'audience à huis clos mais il n'y a désormais plus « aucune ambiguïté ». « Indubitablement », Michel Fourniret répondra désormais en public à toutes les questions.

At last Fourniret is going to speak Fourniret agrees to break his silence. It is, "only a word," he assures. He has persisted in silence since the beginning of his trial before the court of assizes in the absence of, "huis clos," but not from now on, "any ambiguity." "Undoubtedly," From now on Michel Fourniret will respond in public to all questions.

La magie de deux femmes, venues lever ses dernières réticences. « Ce serait bien quand même de répondre », lui lance d'un ton soudain ferme la première, Nicole, son ex-épouse. L'accusé résiste encore : « Il faudrait comprendre le pourquoi des choses. Est-ce que moi-même je le comprends... Minou, à quoi cela rimerait d'exhiber mes propos devant un public composé de piliers de bistrot, de voyeuristes, de gens très bien aussi... ? » Nicole lui donne alors cet ordre qu'il lui réclame. Mais Michel Fourniret fait durer le plaisir.

The magic of two women has just lifted his last reservations. The first, his ex-wife Nicole, launches at him in a voice suddenly firm, "It would still be good to respond." The accused still resists: "It is necessary to understand the why of things. Do I understand it myself....Minou, what sense would it make to present my words before a public composed of bastions of cheap cafés, voyeurs, people also very well....?" Nicole then gives him that order which she demands of him. But Michel Fourniret carries on pleasing himself.

Si Mme Olivier avait demandé le divorce, j'en aurais été enchanté. Il attend deux autres confirmations avant de s'autoriser à s'exprimer publiquement. Celle de son aîné, Jean-Christophe, fruit d'une première union avec Annette au début des années 1960, tombe, cinglante : « Je ne connais pas l'accusé, je ne l'ai jamais rencontré. Je n'y vois donc aucun inconvénient. » Il reste surtout à entendre Anne, son unique fille depuis le suicide de sa soeur jumelle. La cour est suspendue aux lèvres de ce doux et beau visage, crispé par l'émotion : « Je pense qu'il serait bien qu'il s'exprime vis-à-vis des familles », murmure-t-elle. Ces quelques mots ont raison des vingt-quatre jours de mutisme imposés à la cour. Michel Fourniret, debout face à sa fille, ouvre son coeur : « J'en aurais des choses à dire, non seulement à toi, mais aussi à ta mère, à ton frère, à ta soeur et aux personnes qui sont là. » Emu aux larmes, il souffre pour poursuivre tandis que sa fille, bouleversée, peine à soutenir son regard : « C'est une situation où les mots n'ont plus de sens, sinon que de te dire que je t'aime. »

If Madame Olivier had asked for a divorce, I would have been delighted. He waits for two other statements before allowing himself to speak publicly. That of his oldest child, Jean-Christophe, child of a first marriage to Annette in the early 1960s, comes out scathingly: "I don't know the accused. I have never met him. I don't have a problem with him." Anne, his only daughter since the suicide of her twin sister, is still to be heard. The court hangs on every word from this gentle and beautiful face, tense with emotion: "I think it would be good for the families for him to speak," she murmurs. These few words are right about the twenty-four days of silence imposed in the court. Michel Forniret, standing facing his daughter, opens his heart: "I will have things to say, not only to you, but also to your mother, to your brother, to your sister and to anyone who is there." Moved to tears, he has trouble continuing, while his daughter, deeply moved, is barely able to maintain eye contact with him: "It is a situation where words no longer make sense, except to say that I love you."

Sur les bancs des parties civiles, certains regards sont rougis. Michel Fourniret, redevenu froid, est prêt à en découdre : « M e Behr, vous avez une question ? » lance-t-il à l'avocat de la famille de sa première victime, Isabelle Laville. Il en aura mais les 19 heures qui s'affichent à la pendule l'amènent à les différer. Ses confrères des parties civiles laissent eux aussi passer l'occasion de bombarder Fourniret des questions auxquelles ils le pressaient de répondre depuis sept semaines. Aucun n'insiste avant le week-end de la Pentecôte, courant le risque de voir ce manipulateur revenir sur sa parole...

On the civil parties' benches, some eyes are red. Michel Fourniret, become cold again, is ready to get down: "Me Behr, you have a question?" he asks of the lawyer for the family of his first victim, Isabelle Laville. He does have, but seven pm showing on the clock leads him to defer them. His colleagues for the civil parties also pass up on the opportunity to bombard Fourniret with the questions, which they have been pressing him to answer for seven weeks. No one insists before the weekend of Pentecost, running the risk of seeing this manipulator going back on his word....

Michel Fourniret commence pourtant à se lâcher, notamment quand il est question de son mariage avec Monique Olivier : « Le sentiment en était absent. Si Mme Olivier avait demandé le divorce, j'en aurais été enchanté. » Plus tôt, il avait montré son « courroux » à l'égard de « cette bonne femme » : « J'en ai par-dessus la tête de ses assertions vagues, filandreuses et innommables. Dégage toutes tes toxines et dis ce que tu sais, pas ce que tu crois ! » Sa vraie famille est ailleurs : Dominique Catoire, fille de son père spirituel, hier. Nicole et Anne aujourd'hui qui sont parvenues à rendre au monstre quelque humanité.

Michel Fourniret, however, begins to open up, notably when it is a question of his marriage to Monique Olivier: "The feeling was not there. If Madame Olivier had asked for a divorce, I would have been delighted." Earlier he had shown his, "anger," about, "that old woman.": "I'm up to here with her vague, countless and long-winded assertions. Get rid of all your poisons and say what you know, not what you believe!" His true family is elsewhere: Dominique Catoire, daughter of his spiritual father, yesterday. Nicole and Anne today who managed to give some humanity back to the monster.

Michel Fourniret n'a, pour l'heure, pleuré que sur lui-même. Un nouveau procès commence mardi. Tour à tour, les familles de ses sept victimes viendront demander des réponses. « Merci de ne pas avoir ajouté à la cruauté de vos actes la cruauté de vos paroles », lui avait lancé le beau-père de Mananya, une de ses victimes. Michel Fourniret a, de nouveau, les cartes en main. Michel Fourniret a promis mercredi qu'il répondrait désormais aux questions sur les sept meurtres aggravés lui valant de comparaître aux assises des Ardennes, une déclaration d'intention arrachée par ses enfants et qui n'a pas été suivie de révélations. Depuis l'ouverture du procès le 27 mars, le tueur en série présumé n'avait cessé de monnayer sa participation aux débats contre un procès sans public ni journalistes. Il n'a que très rarement dérogé à cette position et sans jamais vraiment consentir à s'expliquer sur les faits. Au premier jour, il rappelait aussi qu'il souhaitait voir modifier un acte d'accusation selon lui truffé d'erreurs. Il se justifiait ainsi : "les écrits restent, mon sort importe peu mais celui de mes descendants si". Le changement d'attitude s'est produit mercredi alors que sa fille Anne, née en 1972 de son deuxième mariage, témoignait à la barre à la fin du deuxième jour de l'examen de sa personnalité, après sept semaines d'audience.

Michel Fourniret has, for now, wept only for himself. A new trial starts on tuesday. In turn, the families of his seven victims will ask for ansers. "Thank you for not having added the cruelty of your words to the cruelty of your actions." the step-father of one of his victims, Mananya, directed at him. Once again, Michel Fourniret held the cards. Michel Fourniret promised on Wednesday that from now on he would anser questions about the seven aggravated murders, bringing him before the Ardennes assizes, a statement of intention drawn out by his children and which has not been followed by revelations. Since the opening of the trial on March 27th, the alleged serial killer has not stopped weighing his participation in debates against a trial with neither public nor journalists. He has only very rarely deviated from that position and never truly consented to explain the facts. On the first day, he recalled that he also wanted modified part of the indictment, according to him riddled with errors. He justified himself thus: "what is written remains. My fate matters little but that of my descendants does. " The change in attitude happened on Wednesday while his daughter Anne, born in 1972 of his second marriage, gave evidence at the bar at the end of the second day of the examination of his personality, after seven weeks of the hearing.

Michel Fourniret venait d'affirmer qu'il pourrait s'expliquer même hors huis clos à condition que ses deux enfants cités comme témoins le lui demandent : "je crois que ce serait un ordre et dans ce cas je parlerais en public". Après Jean-Christophe, 44 ans, qui dépose moins de dix minutes pour lâcher un "oui" sans motivation face à un père qu'il n'a pas connu, Anne se présente à la barre, pantalon noir et cheveux relevés en chignon. "Oui tu peux prendre la parole maintenant", répond-elle à son père soucieux une dernière fois de savoir si c'est bien son voeu. Celui-ci acquiesce ensuite devant Me Alain Behr, avocat des parties civiles, qui lui demande "nous avons donc votre parole?".

Michel Fourniret has stated that he might speak even without, "huis clos," on condition that his two children cited as witnesses asked it of him: "I believe that would be an order and in that case I would speak in public." After Jean-Christophe, aged 44, who spoke for less than ten minutes to utter an unenthusiastic, "yes," about his father whom he did not know, Anne took her place at the bar, black trousers and hair put up in a bun. "Yes, you can take the floor now," she replied to her worried father one last time to find out if his promise would be kept. He then agrees before Me Alain Behr, lawyer for the civil parties, who asks him, "we have your word then?"

A la surprise de la salle, aucun avocat n'enchaîne avec une question de fond, et c'est sur un aspect secondaire du dossier que l'accusé est appelé à s'exprimer, renouvelant au passage ses critiques acerbes contre son épouse et complice présumée Monique Olivier, "cette bonne femme malhonnête". En début d'audience, il s'en était pris vivement à "ses assertions vagues et filandreuses", dans une allusion à ses déclarations de la semaine dernière selon lesquelles ils rejouaient des scènes de crime lors de leurs rapports sexuels. "Et votre fille avez-vous quelque chose à lui dire?", a demandé son avocat Me Pierre Blocquaux. Debout dans le box, il répond en fixant Anne : "non seulement à toi..." (il fond en larmes) "mais aussi à ton frère et à ta soeur" tous deux décédés. "C'est une situation où les mots n'ont plus de sens, si ce n'est de te dire que je t'aime, je peux crever je t'aimerai toujours".

To the surprise of the court, no lawyer follows up with a substantive question. It is on a secondary aspect of the case that the accused is called upon to speak, reviewing his acerbic criticisms about his wife and alleged accomplice Monique Olivier, "that dishonest old woman." At the start of the hearing, he was keenly taken up with, "her vague and long-winded assertions," alluding to her statements of last week according to which he replayed the scenes of his crimes while they were having sex. "And your daughter, have you anything to say to her?" his lawyer, Me Pierre Blocquaux, asked. Standing in the box, he answered, looking at Anne: "not only to you..." (he dissolves in tears) "but also to your brother and your sister," both dead. "It is a situation where words no longer make sense, if it is not to say I love you, I could burst I will always love you.

Hors audience, des proches de victimes ont fait part de leur espoir mais aussi de leur scepticisme face au revirement de l'accusé.

"Il va bien arriver encore à louvoyer, Fourniret honnête j'ai des doutes", a déclaré Marie-Jeanne Laville, mère d'Isabelle tuée en 1987. "On souhaite qu'il parle bien sûr (...) on y croit", a dit le beau-père de Mananya Thumpong, assassinée en 2001.

Outside the court, the victims' relatives expressed their hope but also their scepticism about the reversal of the accused. "It could still happen that he equivocates. Fourniret honnest, I have my doubts," stated Marie-Jeanne Laville, mother of Elisabeth who was killed in 1987. "It is certainly to be wished that he speaks (...) we believe," said the step-father of Mananya Thumpong, who was killed in 2001.

http://www.kidnapping.be/fourniret/index.html

Wednesday, 7 May 2008

Fourniret Trial: Michel Fourniret's brother speaks

The Ardennes Court of Assizes began the examination of Michel Fourniret's character on Tuesday. Amongst those called to give evidence was his brother André.

Michel blanc et Michel noir*

C'est ainsi que le frère de Fourniret, qui ne peut « défendre un assassin d'enfants» ni «attaquer trop fort un consanguin», a évoqué son cadet Michel. André, 78 ans, a lancé à l'adresse du forestier ardennais : «Je veux qu'il sache que c'est toujours mon frère».

Au premier jour de l'examen de sa personnalité par la cour d'assises des Ardennes, André, de douze ans l'aîné de Michel, a évoqué l'enfance de son frère né en avril 1942 à Sedan de parents ouvriers, avant de s'étendre sur son propre "dilemme" face à une telle parenté. L'allure bonhomme, il brosse le tableau d'une famille "respectable" où la mère "élevait très bien ses enfants". Contrairement aux confidences faites par écrit en 1987 à Monique Olivier -son épouse et complice présumée-, son frère n'a pas vécu une "scène incestueuse" avec sa mère.

White Michel and black Michel.

It is thus that Fourniret's brother, who cannot, "defend a child-killer," nor "attack too strongly a blood relative," talked about his younger brother Michel. André, aged 78, began for the benefit of the Ardennes forester: "I would like him to know that he is still my brother."
On the first day of the examination of his personality by the Ardennes court of assizes, André, twelve years older than Michel, talked about the childhood of his brother who was born in April 1942 in Sedan of working-class parents, before going on to his own dilemma of dealing with such kinship. In a relaxed manner, he painted a picture of a, "respectable," family where the mother, "raised her children very well." Contrary to the disclosures in writing to Monique Olivier in 1987 -his wife and alleged accomplice - , his brother did not live an, "incestuous scene," with his mother.

"J'ai acheté les cinq bouquins (publiés sur l'affaire), dans le dernier il est revenu sur ces déclarations", dit-il avant de formuler sa propre explication sur la personnalité et le mutisme de son frère.

«Que pensez-vous de son silence ?», demande Me Didier Seban au témoin. L'homme de 78 ans, à la voix grave et à l'allure de professeur de lettres bienveillant, avec cheveux très blancs et cravate trop courte, répond : «Il est coincé. Le Michel blanc et le Michel noir, il les a connus séparément, quant il tuait ou quand il m'embrassait. Il va être obligé de recoller les deux morceaux et ce jour-là, il se suicidera, ou il deviendra fou. Son mutisme le protège, il faut le respecter.»

"I bought the five books (published about the case), in the last of which he went back on his statements," he said before formulating his own explanation about his brother's personality and his silence.

"What do you think of his silence?" asked Me Didier Seban of the witness. The 78 year-old man, with a serious voice and the demeanor of a kindly professor of letters, very white hair and a very short tie, replied, "He is trapped. The white Michel and the black Michel, he has experienced them separately, when he killed and when he embraced me. He is going to be obliged to stick the pieces back together and on that day, he will kill himself, or he will go mad. His silence protects him. We must respect it."


Mais Me Seban insiste. À l'accusé : «Qu'avez-vous à dire à votre frère ?» Car le témoin, qui vient de définir le clivage plus clairement que bien des experts psychiatres, n'est autre qu'André, l'aîné des trois enfants Fourniret. (Le témoin a changé de patronyme, comme la plupart des parents de Michel Fourniret. )

L'accusé, sans surprise : «Pas dans le cadre d'un procès public.»

Le grand frère, délicat et protecteur : «Je souhaiterais qu'on ne l'importune plus. Vous en savez assez, de toute façon. Pour lui, c'est une forme d'autoprotection. Je veux qu'il sache que c'est toujours mon frère, malgré tout.»

But Me Seban insists. To the accused: "What do you have to say to your brother?" Because the witness who had just defined the split more clearly than all of the psychiatric experts, is none other than André, the eldest of the three Fourniret children. (The witness has changed his surname, like most of Michel Fourniret's relatives.)

The accused, no surprise: "Not within the framework of a public trial."

The older brother, gentle and protective: "I would wish that he is not bothered any more. You know enough, anyway. For him, it is a kind of self-protection. I want him to know that he is still my brother, in spite of everything."


Peu avant, il s'était tourné vers les parties civiles, alors que le président l'interrogeait sur la difficulté d'être un parent de l'Ardennais : «Les ennuis qu'il nous a causés n'ont rien à voir avec votre douleur. Je ne me sens pas le droit de me plaindre devant les familles. Je voudrais leur dire, en les regardant dans les yeux, toute mon affection.» Des bancs concernés fusent quelques «mercis !» sincères.

A little later, he turned towards the civil parties, while the president questioned him about the difficulty of being the relative of the Ardennes man: "The trouble he has caused us is nothing compared to your pain. I do not feel I have the right to complain in front of the families. I would like to say to them, looking them in the eye, my best regards." From the benches concerned were a few sincere, "thank yous."

Il veut dominer le monde.

André impressionne vivement les assises, car ce vieux monsieur pétillant trouve la place exacte qui lui revient, sans «défendre un assassin d'enfants» ni «attaquer trop fort un consanguin». Il ne l'épargne pas pour autant, ce «pseudo-intellectuel, ou intellectuel raté», ce qui ne l'empêche pas de saluer l'«excellent technicien».

He wants to dominate the world.

André strongly impresses the assizes, because this sparkling old man picks up where he left off, without, "defending a child-killer," nor, "attacking too strongly a blood relative." He does not spare in any way, this, "pseudo-intellectual, or failed intellectual," which does not prevent him from acknowledging the, "excellent technician."


André, donc, navigue dans un inconfortable entre-deux. Le voici cependant qui, bravement, tente de décrypter l'itinéraire criminel de celui qui a eu le même père et la même mère que lui : «Pour dominer quelqu'un, il veut l'abandon total, ce n'est pas sexuel.» Comprendre : le «Michel noir» obéit à une pulsion de mort. «Il veut dominer le monde… Il aurait pu diriger une usine, ou faire de la politique», sourit malicieusement le témoin. Malheureusement, le «Michel blanc» n'avait pas les moyens de ces bourgeoises ambitions. Pour son frère, «la présence de Monique Olivier a permis à Michel de déclencher ses pulsions. En tuant devant quelqu'un, on montre sa toute-puissance».

André then navigates through an uncomfortable space. He is here, however, trying to work out the criminal career of the the person who had the same father and the same mother as himself: "To dominate someone, he wants total abandonment. It is not sexual." To understand: the, "black Michel," obeys a compulsion for death. "He wants to dominate the world....He could have run a factory, or been in politics," smiles the witness mischievously. Unfortunately, the "white Michel," did not have the resources for these middle-class ambitions. For his brother, "the presence of Monique Olivier allowed Michel to trigger his compulsions. Killing in front of someone, he shows his total power."

À la question d'un assesseur, André poursuit : «Le Michel Fourniret qui est là se considère comme un martyr. Pour lui, on est dans un procès stalinien ! C'est le Michel blanc qui est en prison, c'est comme ça qu'il se protège.»


La mère d'Élisabeth, la plus jeune des victimes, demande : «S'il avait obtenu le huis clos, aurait-il parlé ?» Le témoin : «Oh oui, mais il n'aurait rien dit.»

On the question of an assessment, André continues: "The Michel Fourniret who is there sees himself as a martyr. For him, he is in a Stalinist trial! It is the white Michel who is in prison. It is as that that he protects himself."

The mother of Elisabeth, the youngest of the victims, asks: "If he had obtianed, "huis clos," would he have spoken?" The witness: "Oh yes, but he would have said nothing."

Comme le cadet refuse de parler, le président Latapie interroge son aîné sur trois de ses prétendues réminiscences enfantines : un épisode incestueux dont Mme Fourniret mère aurait été à l'initiative (André n'y croit absolument pas) ; une humiliation subie, très jeune, par leur sœur Huguette lors d'un repas de famille (André n'y accorde aucun crédit) ; enfin, Michel Fourniret aurait un jour surpris la même Huguette sur un «seau d'aisance», et il en aurait été durablement perturbé. André, lui, ne croit guère au traumatisme scatologique : «Qu'est-ce qu'il allait faire dans ces chiottes ? interroge-t-il gaiement, arrachant un sourire à son frère. Rimbaud a écrit sur une scène de ce genre.»

As the younger brother refuses to speak, Latapie, the president, questions the elder about three of his claimed childhood memories: an incestuous incident, which the mother, Mme Fourniret initiated (André absolutely disbelieves this); a humiliation suffered by the sister Huguette, during a family meal when she was very young (Andrégives no credit to this.) finally, Michel Fourniret had one day surprised Huguette on a, "toilet bucket," and he had been deeply disturbed by it. André does not believe very much of this scatalogical trauma: "What was he going to do in these toilets?" he asks brightly, flashing a smile at his brother. "Rimbaud wrote about a scene like this."

Fourniret pleure.

Pendant ce premier témoignage, jamais Fourniret, jugé pour sept meurtres aggravés de jeunes filles, ne daigne s'adresser à son frère. C'est en revanche l'évocation de figures importantes de son passé d'ouvrier fraiseur qui va l'émouvoir jusqu'à le faire pleurer, une première depuis l'ouverture du procès. A la barre Dominique Catoire, 55 ans, fille d'un ancien patron d'usine pour lequel Fourniret a travaillé dans les années 1960, le supplie pendant dix longues minutes de livrer enfin les explications dont il prive la cour depuis six semaines. "Ce que Papa t'a enseigné, c'est l'amour de ton prochain et surtout d'admettre tes erreurs et de les assumer. Fais-le pour lui", implore-t-elle.

"Dominique, je n'ai pas pris une décision à la légère (celle de ne rien dire faute de huis clos), je ne peux en changer".

Fourniret cries.

During this first witness statement, Fourniret, on trial for seven aggravated murders of young girls, never deigned to address his brother. However, it is important people from his past as a milling machine operator who are going to move him to make him cry, a first since the start of the trial. At the bar Dominique Catoire, aged 55, daughter of a former factory owner for whom Fourniret worked in the 1960s, spent ten minutes begging him to finally deliver the explanations which, for six weeks he has deprived the court. "What father taught you, is to love your neighbour and above all to admit your mistakes and to take responsibility for them," she implored.

"Dominique, I have not taken a decision lightly (that of saying nothing unless the trial is held in camera) I cannot change it."


Face aux suppliques répétées de son interlocutrice le fixant droit dans les yeux, il ne parvient plus à réprimer ses sanglots, s'agrippe à la paroi du box et gémit : "je ne peux pas". "On ne peut demander pardon pour ce qui est impardonnable". "Demander pardon ça ne tient pas en deux mots, en deux phrases, mais en toute une vie", ajoute-t-il. L'avocat général Francis Nachbar tente sa chance : "Vous êtes un homme après tout, dites nous comment vous fonctionnez ?". Pas de réponse.

Suite du procès mercredi avec le témoignage attendu des deux ex-épouses de l'accusé.

Faced with repeated supplications from his questioner, looking him straight in the eye, he can no longer suppress his tears, grips the edge of the box and moans: "I cannot." "You cannot ask forgiveness for what is unforgivable." "To ask forgiveness does not take two words, two sentences, but a whole life," he added. The Attorney General tries his luck: "You are a man after all, tell us how you function?" No response.

The trial continues on Wednesday with the witness statements of the two ex-wives of the accused.


http://www.kidnapping.be/fourniret/index.html


Enfants Kidnappés 7/05/08

Tuesday, 6 May 2008

Fourniret Trial phase II: witnesses speak on the character of the two accused.

This week phase two of the Fourniret trial begins, in which relatives and acquaintances of the two accused will give evidence on their characters.

http://www.kidnapping.be/fourniret/index.html

Un ex-compagnon d'Olivier la décrit comme une "paumée"

L'ex-compagnon de Monique Olivier, épouse et complice présumée de Michel Fourniret, jugé par les assises des Ardennes pour sept meurtres, a dépeint lundi l'accusée comme une "paumée" lors d'un témoignage fantasque qui a poussé la cour jusqu'aux éclats de rire. "C'est une paumée. Je ne comprends pas cette fille. Elle ne fait que raconter des âneries", à déclaré à la barre André Michaux, ex-compagnon de Monique Olivier pendant une douzaine d'années dans les années 70, et père de deux de ses trois garçons.

An ex-partner of Olivier describes her as a, "loser."

The ex-partner of Monique Olivier, wife and alleged accomplice of Michel Fourniret, on trial at the Ardennes assizes for seven murders, described the accused on Monday as, "loser," during a whimsical witness statement which brought the court to outbursts of laughter. "She is a loser. I don't understand that girl. All she does is talk rubbish," stated André Michaux at the bar, Monique Olivier's partner for a dozen years in the 1970s, and father of her three sons.


Après six semaines de procès consacré à l'examen des faits, la cour se penche depuis lundi sur la personnalité des accusés, en commençant par l'examen de la personnalité de Monique Olivier. Lunettes de soleil sur le front, collier de barbe blanche, l'ancien gérant d'une auto-école de Nantes aujourd'hui retraité, a témoigné à la barre pendant deux heures sur sa vie commune avec "cette dame-là" qu'il n'a jamais voulu nommer. "C'est une fille spéciale, je n'ai même pas pu lui apprendre à nager. Je n'ai rien pu faire pour elle (...) Il y a quelque chose qui cloche, il lui manque une case", a-t-il ajouté, en niant toutefois l'avoir violentée.

After six weeks of the trial dedicated to the examination of th facts, since Monday the court directs itself to the personality of the accused, starting with the examination of Monique Olivier's personality. Sunglasses on his face, clipped white beard, the former manager of a Nantes driving school, now retired, gave evidence at the bar for two hours on his life, living with, "that woman there," whom he never wanted to name, "She is a special girl. I could not even teach her to swim. I could do nothing for her (...) There is something wrong somewhere, she is out of her box," he added, denying however, having raped her.

En début d'audience, Monique Olivier l'avait accusé de lui avoir immergé la tête à plusieurs reprises dans une baignoire ou de l'avoir forcée à pratiquer une fellation à un inconnu. Tout au long de sa déposition, André Michaux n'a cessé d'interrompre le président de la cour, de couper la parole aux avocats ou d'invectiver les accusés, provoquant à plusieurs reprises l'hilarité de la salle d'audience, accusés compris, par son langage fleuri. André Michaux, qui accuse Michel Fourniret d'avoir tenté de l'assassiner à trois reprises, a traité l'accusé de "chef de bande, avec des romanichels qu'il m'a mis sur le dos". "Baissez le son, Monsieur", lui a intimé le président de la cour Gilles Latapie, avant de rendre les armes devant la faconde du personnage. "On n'a pas beaucoup ri jusque là, mais là on se rattrape", a finalement reconnu le président.

At the start of the hearing, Monique Olivier had accused him of having immersed her head several times in a bath tub and of having forced her to practice fellatio on a stranger. Throughout his statement, André Michaux pesisted in interrupting the president of the court, rendering the lawyers speechless, and insulting the accused, several times provoking the hilarity of the court room, accused included, by his florid language. André Michaux, who accuses Michel Fourniret of having tried to kill him three times, treated the accused as, "the chief of a band of gypsies whom he set on my back." "Turn down the sound, sir," Gilles Latapie, president of the court told him, before cutting off the person's flow of words. "No one has laughed much until now, but we're catching up," the president finally admitted.

Qui êtes vous Monique Olivier?*

Monique Olivier s'est de nouveau décrite aujourd'hui comme une femme sous influence, victime à la fois de son époux et co-accusé Michel Fourniret et de son ex-compagnon André Michaux, qui s'est défendu de manière fantasque des accusations de violences portées contre lui. Après avoir passé en revue un à un les crimes reprochés au couple Fourniret lui est accusé de sept meurtres aggravés, elle d'être co-auteure de l'un et complice de plusieurs autres la cour d'assises des Ardennes entamait l'examen de leur personnalité en se penchant sur le passé de Monique Olivier

Who are you Monique Olivier?

Monique Olivier was again described today as a woman under the influence, victim of both her husband and co-accused Michel Fourniret and her ex-partner André Michaux, who defended himself in a whimsical manner on accusations of violence carried out on her. After having reviewed the crimes with which the Fourniret couple are charged, he accused of seven aggravated murders, she of being co-perpetrator of one and accomplice to several others, the Ardennes court of assizes began the examination of their personalities, by focusing on Monique Olivier's past.


ELLE QUITTE LA MAISON À 22 ANS POUR TOMBER ENTRE LES MAINS D'UN MARI VIOLENT

Née en octobre 1948 à Tours dans une famille d'artisans, Monique Olivier est une élève moyenne, dont les parents s'occupent peu. Sans son diplôme de secrétaire malgré les cours suivis, elle quitte la maison à 22 ans pour suivre le patron d'une auto-école voisine.
Cet homme, André Michaux, de treize ans son aîné, qui sera le père de deux de ses trois fils, se montrera rapidement, selon ses dires, «violent» et «jaloux».
«Il n'aimait pas que je parle avec qui que ce soit (...) Si je frôlais un homme dans la rue, il s'imaginait que je lui faisais des avances», a-t-elle expliqué Monique Olivier.
Un jour, raconte-t-elle, il la traîne par les cheveux, lui immerge de force la tête dans la baignoire, «comme on faisait avec les Arabes en Algérie», un autre jour il l'oblige à pratiquer une fellation à un inconnu.

She leaves home aged 22 to fall intot the hands of a violent husband.

Born in October 1948 in Tours into a family of craftsmen, Monique Olivier was an average pupil, with whom the parents spent very little time. Without her secretarial diploma, in spite of courses taken, she leaves home at 22 to follow the manager of a driving school nearby.
That man, André Michaux, thirteen years her senior, who was to be the father of her three sons, showed himself quickly, according to what she says, "
violent," and, "jealous."
"He didn't like me to talk to anyone at all (...) If I brushed against a man in the street, he imagined that I was making advances," explained Monique Olivier.
One day, she recounts, he grabbed her by the hair, forcibly immersing her head in the bath tub, "as happens with the Arabs in Algeria." Another day he forced her to perform fellatio on a stranger.


JE NE SUIS PAS CAPABLE DE DIRE NON

Toute sa vie, elle n'aurait pas trouvé les moyens de se révolter contre ce que les hommes lui faisaient subir: «je ne suis pas capable de dire non, c'est dommage, je fais ce qu'on me demande».
Au cours du procès entamé le 27 mars, elle avait déjà justifié sa complicité avec Fourniret par «la peur permanente» qu'il lui inspirait.
«Je n'ai pas eu la vie que j'aurais aimée», concède-t-elle à voix basse au président Gilles Latapie qui lui lance «qui êtes vous Monique Olivier?».
Une fois de plus les avocats des parties civiles n'obtiennent aucune réponse lorsqu'ils tentent de savoir pourquoi elle est restée seize ans au côté de Michel Fourniret sans jamais le dénoncer.

I AM NOT CAPABLE OF SAYING NO.

All her life she had not found the means to revolt against what men made her suffer: "
I am not capable of saying no. It is a pity. I do what I am asked."
During the trial which started on March 27th, she had already justified her complicity with Fourniret by, "
permanent fear," which he inspired in her.
"
I have not had the life which I would have liked," she concedes in a low voice to the president Gilles Latapie, who asks her, "who are you Monique Olivier?"
Once again the lawyers for the civil parties obtain no response while trying to find out why she stayed with Michel Fourniret for sixteen years without denouncing him.

Thursday, 1 May 2008

Fourniret Trial: the facts, but no explanation.


http://www.kidnapping.be/fourniret/index.html

The families of Michel Fourniret's victims have attended the trial in Charleville-Mézières, talking about their children and hoping for some kind of explanation about why Michel Fourniret did what he did. Fourniret has remained adamant that he will not speak at a public trial; he wanted the proceedings to be in camera. So, "lips sealed." Is he worried that he may be attacked? Monique Olivier appears to be wearing a protective vest over her clothing. I am not sure if Fourniret is wearing similar protective gear, but Olivier's vest would imply tight security.

The couple sit behind bullet-proof glass. I recall a few years ago when a German woman took a gun into a courtroom and shot the man who had raped and murdered her daughter and I wonder what I would feel like, as perhaps the mother of Elisabeth Brichet. I couldn't guarantee that were a gun available to me that I would not use it on a vile monster who had raped and murdered my young daughter.


Enfants Kidnappés continues the reporting of the trial today. There are several articles published today, which I shall post separately.

Le couple Fourniret a reconnu les faits mais sans s'expliquer vraiment*

En six semaines de procès, Michel Fourniret a reconnu les sept homicides pour lesquels il est jugé devant les assises des Ardennes, mais sans jamais consentir à s'expliquer, alors que son épouse et complice présumée Monique Olivier a fait des révélations sur leur intimité.

The Fourniret couple have admitted the facts but without really explaining.

In six weeks of the trial, Michel Fourniret has admitted the seven murders for which he is on trial before the Ardennes Assizes, but without ever agreeing to explain, while his wife and alleged accomplice Monique Olivier has made disclosures about their privacy.


Pendant les 21 jours d'audience consacrés à l'examen des faits, le tueur en série présumé est resté fidèle à sa résolution formulée dès l'ouverture du procès, le 27 mars: "Sans huis clos, bouche cousue". Il s'est contenté de reconnaître laconiquement avoir enlevé, violé puis tué entre 1987 et 2001 sept adolescentes ou jeunes femmes en France et en Belgique. Dans deux affaires où Monique Olivier n'est pas poursuivie, il a nié les viols, avant d'en reconnaître un à demi-mots. Essayant tour à tour de l'amadouer ou de l'interpeller vigoureusement, les tentatives des avocats des parties civiles pour le faire parler ont presque invariablement tourné court. L'accusé n'a pas plus réagi lorsque les familles des victimes l'ont exhorté à s'expliquer. La cour et les familles ont néanmois été confrontées à la mécanique criminelle de Michel Fourniret avec la diffusion - exceptionnelle dans un procès d'assises - d'aveux de l'accusé filmés en 2004 par la police belge.

During the 21 days of the hearing dedicated to the examination of the facts, the alleged serial killer has remained faithful to the resolution he made at the opening of the trial on March 27th: "Without the proceedings being held in camera, mouth sealed." He has contented himself with laconically acknowledging having abducted, raped then killed, seven teenagers and young women in France and Belgium between 1987 and 2001. In two cases where Monique Olivier is not charged, he denied the rapes, before grudgingly acknowledging one of them. Trying time and again to coax him or to question him vigorously, the attempts by the lawyers for the civil parties to make him speak have nearly always stopped short. Neither did the accused respond when the victims' families appealed to him to explain himself. The court and the families have, nonetheless, been confronted by the criminal machinations of Michel Fourniret with the showing - exceptional in an assizes trial - of the confessions of the accused, filmed in Belgium in 2004.

Elles ont pu ainsi voir et entendre l'accusé détailler froidement comment il avait étranglé une adolescente belge de 12 ans en 1989 ou forcé une lycéenne ardennaise de 18 ans à lui "demander de lui faire l'amour" avant de la tuer en 2000. Dans la même vidéo, il expliquait sa quête obsessionnelle de la virginité, un "symbole" selon lui. C'est d'ailleurs lorsque les débats ont porté sur sa vie sexuelle que Michel Fourniret a dérogé le plus souvent à son voeu de silence. Ainsi lors de la mise en évidence en cours d'audience d'un possible viol post-mortem sur une adolescente de 13 ans enlevée et tuée près de Nantes en 1990, l'accusé, visiblement soucieux, a renouvelé par l'intermédiaire de ses avocats sa demande de huis clos.

They were thus able to see and to hear the accused coldly detailing how he had strangled a 12 year-old Belgian teenager in 1989 or forced an 18 year-old Ardennes schoolgirl to, "ask him to make love," before killing her in 2000. In the same video, he explained his obsessive quest for virginity, a, "symbol," according to him. It is during the debates about his sex life that Michel Fourniret has departed most often from his vow of silence. Thus during the evidence given in the course of a hearing about a possible rape post-mortem on a 13 year-old teenager, abducted and killed near Nantes in 1990, the accused, visibly worried, renewed through the intermediary of his lawyers, his demand for the proceedings to be held in camera.

De la même façon, il est sorti brièvement de son silence, le dernier jour de l'examen des faits, pour réagir à la confession de son épouse qui venait de révéler qu'ils avaient rejoué des scènes de crimes pendant leurs relations sexuelles. "J'ai quand même observé que Monique Olivier a relaté les choses avec un vocabulaire (...) qui me fait gerber", a-t-il déclaré devant la cour dans une allusion aux paroles crues de sa femme. Tout au long du procès, Monique Olivier, co-accusée d'un meurtre et renvoyée pour complicité dans quatre autres, a reconnu avoir été la complice de son mari mais a nié avoir étouffé avec lui une étudiante de 21 ans à leur domicile en 1989. Dans les autres affaires, l'ancienne garde-malade a systématiquement minimisé sa participation. Vivement interpellée par les avocats des familles sur son absence de réaction pour sauver les victimes, elle a affirmé avoir agi par soumission à son mari qui lui inspirait une "peur permanente". "Je regrette. Ma place est en prison", n'a-t-elle cessé de répéter, sans jamais un regard pour les familles.

In the same way, he briefly came out of his silence, on the last day of the examination of the facts, to respond to his wife's confession in which she had just revealed that he had replayed the scenes of his crimes during their sexual relations. "I have even noted that Monique Olivier has related these things with a vocabulary (...) that makes me want to throw up," he stated before the court, alluding to the crude words of his wife. Throughout the trial, Monique Olivier, co-accused in one murder and charged with complicity in four others, has admitted having been her husband's accomplice but has denied having suffocated a 21 year-old student with him at their home in 1989. In the other cases, the former nurse has systematically minimised her participation. Keenly questioned by the lawyers for the families about her lack of reaction to save the victims, she stated that she acted by submitting to her husband who inspired in her a, "lasting fear." "I regret. My place is in prison," she did not stop repeating, without ever any regard for the families.

Michel Fourniret, 66 ans, est père de quatre enfants de deux premiers mariages. Monique Olivier, 59 ans, a eu deux garçons d'une première union. En 1998, le couple a donné naissance à un fils. Selon les experts, les deux accusés ne souffrent d'aucune pathologie mentale et sont d'une intelligence normale.

A partir de lundi, la cour va se pencher sur leur personnalité et le fonctionnement du couple. Des psychiatres et des membres des familles des deux accusés sont convoqués devant la cour.

Michel Fourniret, aged 66, is father to four children from two former marriages. Monique Olivier, aged 59, has two boys from a former marriage. In 1998, the couple's son was born. According to the experts, the two accused are not suffering from any mental illness and are of normal intelligence.

From Monday, the court will focus on the personality and the functioning of the couple. Psychiatrists and members of the families of the two accused are to appear before the court.

Monday, 28 April 2008

Fourniret Trial: Mananya Thumpong (Enfants Kidnappés 28/04/08)


Enfants Kidnappés 28/04/08

This fifth full week of the Fourniret trail starts with the examination of the case of Mananya Thumpong. The attempted abduction of Sandra, aged 14, will also be dealt with this week.

"28 avril 2008

Un mois d'audience, déjà, et quatre semaines et demie d'épreuves insoutenables* Il ne reste plus que deux dossiers à examiner en cour d'assises des Ardennes. La tentative d'enlèvement de Sandra, 14 ans, et l'assassinat de Mananya, 13 ans. Monique Olivier n'accompagnait pas son mari. A mi-parcours de ce procès historique, il convient de saluer la dignité des familles, qui toujours se contiennent en dépit des atrocités qu'elles doivent entendre. Elles continuent de faire bloc sur leurs bancs, où chaque jour s'assoient à leurs côtés des hommes et femmes arborant le badge « Aide aux victimes ». Un mois déjà et peu d'explications, finalement, puisque le principal accusé reste motus et bouche cousue, selon sa formule favorite."

A month of the hearing already and four and a half weeks of unbearable details. There are only two cases left for the Ardnnes Court of Assizes to examine. The attempted abduction of Sandra, aged 14, and the murder of Mananya, aged 13. Monique Olivier did not go along with her husband. Mid-way through this historic trial, we should salute the dignity of the families, which they maintain in spite of the atrocities which they have to hear about. They still sit together on their benches, where each day the men and women wearing the badge, "Victims Support," sit beside them. One month already and in the end, few explanations while the principal accused stays silent with lips sealed, according to his preferred formula.

Appréhenderait-on mieux les faits s'il parlait ? Pas forcément, tant ils demeureront à jamais incompréhensibles. De ce lundi à mercredi, la cour retrace les ultimes étapes, en solitaire, du parcours de Fourniret. Aujourd'hui, Sandra, âgée de 14 ans en 2000, va raconter comment l'Ardennais tenta de l'enlever sur un quai de gare à Gédinne, en Belgique. Ce 12 février, il lui avait proposé 10.000 francs pour qu'elle l'accompagne chez une boulangère en quête de main-d'œuvre. Face au refus de Sandra, il l'avait saisie par un bras, la tirant jusqu'à ce qu'elle parvienne à se sauver.

Would we understand the facts better if he were to speak? Not necessarily, so much of it will for ever be incomprehensible. From Monday to Wednesday, the court retraces the final stages of Fourniret's solo career. Today Sandra, aged 14 in 2000, is going to recount how the Ardennes man tried to abduct at a train station in Gédinne in Belgium. On that day, February 12th, he offered her 10,000 francs to accompany him to a boulangerie, looking for a workman. Faced with Sandra's refusal, he grabbed her by her arm, and pulled her along until she managed to save herself.

Ça été positif Mananya Thumpong, 13 ans, n'est pas parvenue à échapper à son ravisseur le 5 mai 2001. C'était un samedi, elle sortait de la médiathèque de Sedan. Sur son chemin, il y avait le fourgon C25 de Fourniret. La suite est révélée par Monique Olivier : « Quand il est rentré, il m'a dit être allé chasser à Sedan et que ça a été positif. Il a précisé tous les détails.
A son tour l'époux avoue, mais nie le viol. Mananya est morte étranglée. Le 1er mars 2002, alors que la maman conserve un espoir de la revoir vivante, Mananya est découverte en forêt de Nollevaux, non loin de la frontière franco-belge. Kanyarat Thumpong identifie sa fille grâce à sa bague et à sa montre. Elle apprendra que Michel Fourniret a piégé Mananya en l'approchant plusieurs fois et que, ce 5 mai, il lui a proposé de rencontrer son fils Sélim.

It was positive. Mananya Thumpong, aged 13, did not manage to escape from her attacker on May 5th 2001. It was a Saturday, she was leaving the Sedan library. On her route was Fourniret's C25 van. The following was revealed by Monique Olivier: "When he came home, he told me that he had gone hunting in Sedan and that it had been positive. He presented all the details." In his turn, the husband confesses, but denies the rape. Mananya died of strangulation. On March 1st 2002, while her mother retained the hope of seeing her alive, Mananya was found in the Nollevaux forest, not far from the Franco-Belgian border. Kanyarat Thumpong identified her daughter by her ring and her watch. She would learn that Michel Fourniret targeted Mananya, approaching her several times and that, on May 5th, he suggested that she meet his son, Sélim.

Fourniret tel que vous ne l'avez jamais vu*

Des yeux enfoncés, un regard animal, un teint jaunâtre, un physique quelconque et une attitude vaniteuse. Voici Michel Fourniret tel que vous ne l'avez jamais vu, croqué par deux dessinateurs présents au procès d'assises.
Ils n'ont pas la même vision que les juges, les jurés et même les chroniqueurs judiciaires. Eux scrutent le moindre détail physique, les mimiques, les postures, les gestes de l'accusé. Ils voient des choses que les autres ne voient pas. Ainsi, « Michel Fourniret a des yeux très enfoncés dans les orbites, tandis que Monique Olivier, elle, a les yeux très ronds », souligne Fel, alias Roland Fournel, 34 ans. « Lui a le teint jaunâtre, elle, gris. »

Fourniret as you have never seen him. Eyes sunken, an animal expression, jaundiced complexion, an unremarkable physique and an attitude of vanity. Here is Michel Fourniret as you have never seen him, sketched by two artists attending the trial at the assizes. They don't have the same viewpoint as the judges, the jurors and even the court reporters. They scrutinise the smallest physical detail, the facial expressions, the postures, the gestures of the accused. They see things which others don't see. Thus, "Michel Fourniret has eyes, which are sunken in their sockets, while Monique Olivier has has very wide eyes," Fel, alias Roland Fournel, stresses. "He has a jaundiced complexion, her, gray."

L'illustrateur français suit le procès de Charleville-Mézières, armé de feuilles à dessin, de crayons, de plumes, de feutres. Lui et ses confrères - ils sont entre quatre et cinq à chaque séance - se trouvent tout près du box des accusés. « Nous sommes à un mètre cinquante. Par les trous de la vitre pare-balles, je peux même sentir l'odeur de transpiration de Fourniret », constate Matthieu Gauthy, dessinateur belge de 26 ans.

The French illustrator is following the trial at Charleville-Mézières, armed with drawing paper, pencils, pens, markers. He and his colleagues - there are four or five at each sitting - are very close to the dock. "We are about a metre and a half away. Through the holes in the bullet-proof glass, I can even smell Fourniret's sweat." states Matthieu Gauthy, 26 year-old Belgian sketch artist.

Pour Gauthy, c'est sa première cour d'assises. Au tout début du procès, le 27 mars, sa main tremblait. « L'atmosphère était tendue, c'était impressionnant », avoue-t-il. Le jeune Hutois se dit frappé par le regard du tueur en série. « Ses yeux bleu clair sont glacials. Le premier jour, il nous fixait, agacé. On devinait qu'on le gênait. Il a un regard dur, animal, qui trahit sa cruauté et la souffrance qu'il a infligée à ses victimes. Bien sûr, je suis influencé par ce que j'ai entendu sur lui, mais on sent tout de même que ses yeux ont bu la mort.

For Gauthy, it is his first assizes court. At the start of the trial on March 27th, his hand was trembling. "The atmosphere was tense, it was impressive," he says. The young man said he was struck by the serial killer's gaze. "His clear blue eyes are glacial. On the first day, he stared at us, annoyed. It seemed that we were bothering him. He has a hard look, which betrays his cruelty and the suffering he inflicted on his victims. Of course I was influenced because I had heard about him, but all the same, it felt as though his eyes had drank death."

Plus expérimenté, avec 14 procès d'assises à son actif, Fel avoue avoir du mal à le dessiner. « Quand je croque quelqu'un, je m'imprègne d'abord, explique-t-il. Avec Fourniret, c'est très difficile : il est insaisissable. C'est un chasseur. Il ne se laisse pas attraper. Il sait comment se protéger des juges, de tout le monde, même des dessinateurs. »

More experienced with 14 assizes trials to his credit, Fel confesses to feeling sick about drawing him. "When I sketch someone, I get an impression first of all," he explains. "With Foruniret, it is very difficult: he is elusive. He is a hunter. He does not allow himself to be trapped. He knows how to protect himself from the judges, from everybody, even the artists."

Pour Fourniret, le procès lui appartient.

Gauthy et Fel soulignent tous les deux le paradoxe entre le physique de Fourniret et les horreurs qu'il a commises. « Petit de taille, les épaules étroites, il n'est pas du tout imposant, dit le premier. Son physique lui permet de passer inaperçu. Il a même un look plutôt rassurant. » « Il ressemble à un papy, renchérit le second. A première vue, il paraît sympa. » Mais son comportement le trahit. « La plupart du temps, il reste sans bouger, les bras croisés, les yeux fermés, comme s'il se formait un bouclier », constate Gauthy. « Son attitude révèle sa vanité et son arrogance, ajoute Roland Fournel. Il regarde tout le monde de haut, droit dans les yeux, même la maman en colère d'Elisabeth Brichet. Il semble mépriser la terre entière. »

For Fourniret, the trial belongs to him.

Gauthy and Fel both stress the paradox between Fourniret's physique and the horrors he has committed. Short of stature, narrow shoulders, he is not at all imposing, says the former. His physique allows him to pass unnoticed. He even looks rather reassuring. "He looks like a grandpa," adds the latter. "At first sight, he seems nice." But he is betrayed by the way he carries himself. "Most of the time, he sits motionless, arms crossed, eyes closed, as if he is making a shield for himself." states Gauthy. "His attitude reveals his vanity and his arrogance," adds Roland Fournel. "He looks down on everyone, his right in his eyes, even on the angry mother of Elisabeth Brichet. He seems to despise the whole world."


Quand on projette sur grand écran la vidéo et les photos des ossements de la petite Namuroise de 12 ans, découverts au château du Sautou, il regarde encore, « sans baisser la tête, avec un semblant d'intérêt, comme s'il s'agissait d'un documentaire animalier à la télé », raconte Gauthy. Les images morbides ne le dérangent pas, au contraire. En revanche, sa réaction est différente lors de la projection de ses interrogatoires par les inspecteurs de Dinant. Là, il détourne le regard, ferme les yeux. « C'est un technicien. Tout est calculé chez lui, affirme Fel. Pour lui, ce procès lui appartient. Il en est la vedette et veut en profiter, se montrant par moment cabotin, contrairement à Monique Olivier qui, la tête toujours baissée, les épaules rentrées et le regard hébété, joue la victime tout au long des débats. »

When the video and the photos of the remains of the little 12 year-old girl from Namur, which were found at the Chateau du Sautou, are projected onto the large screen, he watches, "without lowering his head, with a semblance of interest, as if it were a wild-life documentary on TV." Gauthy relates. The morbid images do not upset him, on the contrary. However, his reaction is different during the showing of his interrogations by the Dinant inspectors. There, he looks away, closes his eyes. "He is a technician. Everything is calculated with him," states Fel. "For him, the trial belongs to him. He is the star in it and wants to profit from it, showing himself as theatrical, in contrast to Monique Olivier, who, head always lowered, shoulders held back and with a dazed look, plays the victim throughout the proceedings."






Friday, 25 April 2008

Enfants Kidnappés 24/04/08: Monique Olivier cracks and cries.


http://www.kidnapping.be/fourniret/index.html

24 avril 2008

Fourniret reconnaît le viol d'une victime qu'il avait nié la veille*

Michel Fourniret est revenu sur ses déclarations de la veille en reconnaissant devant la cour d'assises des Ardennes, qui le juge pour sept meurtres aggravés, le viol de Céline Saison, une lycéenne de 18 ans, enlevée en 2000 et qu'il a avoué avoir tuée.
"Si je considère la question sous l'angle juridique, à ce moment-là je m'interdis toute nuance, et je dis oui, je reconnais cette inculpation" pour viol, a finalement déclaré l'accusé au président Gilles Latapie, qui s'était employé pendant plus de trente minutes à essayer de le faire parler.

Fourniret admits the rape of a victim, which he had denied the day before.

Before the Ardennes court of assizes, where he is on trial for seven aggravated murders, Michel Fourniret went back on his statements of the day before in admitting the rape of Céline Saison, a schoolgirl aged 18, abducted in 2000, whom he confessed to having killed.
"If I consider the question from a legal perspective, at this moment I forbid myself any subtlety, and I say yes, I admit that guilt," for rape, the accused finally stated to the president Gilles Latapie, who had been involved for more than thirty minutes in trying to make him talk.


Mercredi, au début de l'examen du dossier, l'accusé, 66 ans, avait reconnu l'enlèvement et l'assassinat de la lycéenne disparue le 16 mai 2000 à Charleville-Mézières, mais il avait contesté l'avoir violée. Lors de ses aveux en 2004 en Belgique, rapporté mercredi à la barre par un enquêteur de la police judiciaire de Reims, Michel Fourniret avait admis avoir "pénétré" sa victime, mais ne pas l'avoir "déflorée".

At the start of the examination of the case on Wednesday, the 66 year-old accused had admitted the abduction and murder of the schoolgirl, who disappeared on May 16th 2000 in Charleville-Mézières, but he had contested having raped her. During his confessions in 2004 in Belgium, reported on Wednesday at the bar by an investigator from the PJ of Reims, Michel Fourniret had admitted having, "penetrated," his victim, but not having, "deflowered," her.

Monique Olivier a craqué*

L'épouse du tueur en série présumé Michel Fourniret, qui comparaît à ses côtés pour complicité devant la cour d'assises des Ardennes, a fondu en larmes jeudi après-midi, près d'un mois après l'ouverture du procès. Alors que la cour écoutait le témoignage d'un médecin légiste belge qui avait procédé à l'autopsie du corps de Céline Saison, une lycéenne de 18 ans tuée en 2000 en Belgique, celle que son mari a longtemps appelée sa "mésange" a été secouée de sanglots pendant quelques minutes.

Monique Olivier cracked.

The wife of the alleged serial killer, Michel Fourniret, who appeared alongside him for complicity, before the Ardennes Court of Assizes, dissolved in tears on Thursday afternoon, nearly a month after the opening of the trial. While the court was listening to the witness statement of a Belgian coroner, who had carried out the autopsy on the body of Céline Saison, an 18 year-old schoolgirl, killed in 2000 in Belgium, the one whose husband had often called his, "chickadee," was shaken with sobs for a few minutes.


Le soir du meurtre de Céline, Fourniret lui avait raconté les faits*

Face au mutisme dans lequel s'est plongé son mari depuis le début du procès "faute de huis clos", les avocats de la partie civile ont vivement interpellé Monique Olivier sur son absence de réaction. "Elle participe autant que faire se peut. [...] Avec nous, elle craque. Il y a des jours, il faut que cela sorte", a expliqué Me Jean-Paul Delgenes, un de ses trois avocats commis d'office. Après avoir séché ses larmes, la complice de Fourniret a refusé de répondre à une question de l'avocat de la famille Saison, Me Hervé Dupuis. "Posez la question à Michel Fourniret", s'est-elle contentée de lâcher, des tremblements dans la voix. Pourtant, Monique Olivier connaît les faits. Le soir du meurtre de Céline Saison, Fourniret lui avait détaillé son crime et montré le visage de sa victime sur des photos retrouvées dans le sac de la lycéenne.

On the evening of Céline's murder, Fourniret had related the facts to her.

Faced with the mutism into which her husband had plunged himself since the start of the trial, "in the absence of huis clos," the lawyers for the civil parties questioned Monique Olivier strongly about her lack of reaction. "She participates as much as she can. (.....) With us, she cracks. There is time, this must come out," explained Me Jean-Paul Delanges, one of her three court-appointed lawyers. After drying her tears, Fourniret's accomplice refused to respond to a question from the Saison family's lawyer, Me Hervé Dupuis. "Put the question to Michel Fourniret," she contented herself with saying, her voice trembling. However, Monique Olivier knows the facts. On the evening of the murder of Céline Saison, Fourniret had detailed his crime and shown the face of his victim in the photos found in the schoolgirl's bag.


Couple diabolique*

"Une automate", c'est le mot qu'utilise Monique Olivier pour se qualifier. "Avec Michel Fourniret, on ne peut pas s'opposer", avait-elle admis le 2 avril dernier, au cinquième jour d'audience, après avoir exprimé des regrets pour sa participation à certains crimes reprochés à son mari sans pouvoir expliquer sa passivité. Cette mère de trois enfants a scellé son destin avec Fourniret en répondant à une petite annonce publiée le 12 septembre 1986 : "Prisonnier aimerait correspondre avec personne de tout âge pour oublier la solitude".

L'Ogre des Ardennes cherchait à l'époque l'âme soeur depuis sa cellule de Fleury-Mérogis où il purgeait une peine pour plusieurs agressions sexuelles. Obsédé par la virginité, Fourniret était à l'époque devenu furieux lorsqu'il avait appris que sa bien-aimée avait déjà connu d'autres hommes avant lui. Au fil de leurs correspondances épistolaires, elle lui avait promis de l'aider à trouver des filles vierges. Le couple diabolique était formé.

Le procès reprend lundi à 13H00 avec l'examen de la tentative d'enlèvement de Sandra Noirot, alors âgée de 14 ans, à Gédinne (Belgique) en 2000.

Diabolical couple.

"An automaton," is the word used by Monique Olivier to describe him. "With Michel Fourniret you couldn't disagree," she admitted on April 2nd, the fifth day of the hearing, after having expressed her regrets for having participated in certain crimes with which her husband is charged, without being able to explain her passivity. This mother of three children sealed her fate with Fourniret in answering a classified ad, published on September 12th 1986: "A prisoner would like to correspond with someone of any age to forget the loneliness.

At the time, the Ogre of the Ardennes was looking for a soul-sister from his cell in Fleury-Mérogis, where he was serving a sentence for several sexual assaults. Obsessed with virginity, Michel Fourniret had, at that time, become furious when he had learned that his beloved had already known other men before him. Throughout their correspondence, she had promised to help him to find virgin girls. The diabolical couple was born.


The trial resumes on Monday at 1pm, with the examination of the attempted abduction of Sandra Noirot, then aged 14, in Gédinne (Belgium) in 2000.


Enfants Kidnappés 23/04/08: Céline's father confronts Fourniret


Céline Saison's father confronted Michel Fourniret in the Court of Assizes in the Ardennes town of Charleville-Mézières, where Fourniret's trial is in its third week.

http://www.kidnapping.be/fourniret/index.html

Le père d'une victime impose à Michel Fourniret de le regarder dans les yeux*

La cour d'assises des Ardennes, qui examine depuis mercredi l'assassinat de Céline Saison, a assisté à un face-à-face intense entre le père de la victime et Michel Fourniret, qui a reconnu avoir tué la lycéenne de 18 ans en 2000, mais nie l'avoir violée. Comme lors de l'examen des précédents meurtres, le président de la cour, Gilles Latapie, a invité en début d'audience les parents de Céline, enlevée le 16 mai 2000 à Charleville-Mézières, à venir à la barre évoquer le souvenir de leur fille. Jean-Pierre Saison, accompagné par son épouse Maryline, s'est alors adressé au tueur en série présumé, jugé pour sept meurtres aggravés. "C'est la troisième fois qu'on se rencontre, deux fois vous avez fui, une fois en Belgique, une fois en France, lors des reconstitutions. Cette troisième fois est la bonne", lui a-t-il lancé, debout face au box des accusés. "Je veux simplement vous regarder, vous verrez peut-être à travers mes yeux le regard de Céline", a-t-il poursuivi avant de fixer en silence pendant quelques secondes Michel Fourniret. Ce dernier a fermé les yeux, avant de soutenir le regard de M. Saison. "J'ai tellement de haine que si la vie me le permet, j'irai cracher sur votre tombe", a ajouté le père.

A victim's father forces Michel Fourniret to look him in the eye.

The Ardennes court of assizes, which since Wednesday has been examining the murder of Céline Saison, saw an intense confrontation between the victim's father and Michel Fourniret, who admitted having killed the 18 year-old schoolgirl in 2000, but denied having raped her. As during the examination of the other murders, Gilles Latapie, president of the court, before the hearing, invited the parents of Céline, who was abducted in May 16th 2000, in Charleville-Mézières, to come to the bar to talk about their daughter. Jean-Pierre Saison, accompanied by his wife Maryline, then addressed the alleged serial killer, on trial for seven aggravated murders. "This is the third time we have met, twice you fled, once in Belgium, once in France during the reconstruction. This third time is right," he said, standing in front of the accused's box. "I simply want to look at you, you will perhaps see Céline's gaze through my eyes," he continued before staring in silence for a few seconds, at Michel Fourniret. The latter closed his eyes, before sustaining M. Saison's look. "I have so much hatred that if life allows me, I will spit on your grave," the father added.


Dans une salle annexe où près de 200 personnes -dont de nombreux habitants de Charleville- assistaient aux débats retransmis sur grand écran, le public a applaudi spontanément cette dernière remarque. Céline Saison, "timide et réservée" selon ses proches, avait disparu après avoir passé une épreuve de bac blanc à Charleville. Son corps avait été retrouvé le 22 juillet 2000 dans un bois en Belgique, près de la frontière. Devant la cour, Michel Fourniret a simplement reconnu l'enlèvement et l'assassinat de la lycéenne, mais il a contesté le viol. Lors de ses aveux en Belgique en 2004, il avait pourtant avoué l'avoir violée. "C'est la première fois qu'il conteste le viol de Céline Saison. C'est une fois de plus de la provocation", a estimé hors audience Me Hervé Dupuis, l'avocat de la famille.

In an annexe room, where nearly 200 people - many of them residents of Charleville-Mézières - were watching the debates transmitted to a large screen, the public spontaneously applauded this last remark. Céline Saison, "shy and reserved," according to her family, had disappeared after sitting a bac blanc exam in Charleville. Her body had been found on July 22nd 2000, in a wood in Belgium, near the border. Before the court, Michel Fourniret simply admitted the abduction and murder of the schoolgirl, but contested the rape. During his confessions in Belgium in 2004, however, he had confessed to having raped her. "This is the first time he has contested the rape of Céline Saison. It is one more time of provocation," Me Hervé Dupuis, lawyer for the family, suggested to the hearing.

A la barre, le commandant Daniel Bourgard de la police judiciaire (SRPJ) de Reims a rappelé les déclarations de l'accusé lors de ses aveux. Fourniret racontait avoir abordé la lycéenne au prétexte de la recherche d'une adresse. Il disait l'avoir obligée à se déshabiller sur un chemin isolé et à lui demander poliment de lui faire l'amour. Il expliquait l'avoir violée puis étranglée avec une ficelle, et concluait: "Son bras se lève une dernière fois, son visage boursouflé." En début d'audience, Jean-Pierre Saison s'est également adressé à Monique Olivier, 59 ans, épouse et complice présumée de Fourniret, qui n'est pas poursuivie dans cette affaire. "Quand on prend le cartable d'une jeune fille, dans lequel il y a des photos et qu'on prend un malin plaisir à regarder celle qui a été sacrifiée, pour moi vous êtes un peu coupable", a-t-il lancé à l'accusée.

At the bar, Daniel Bourgard, commander of the judicial police (SRPJ) of Reims, recalled the statements of the accused during his confessions. Fourniret recounted having approached the schoolgirl on the pretext of looking for an address. He said he had forced her to undress on an isolated road and asked her politely to make love to him. He explained having raped then strangled her with some string, and concluded: "She raised her arm a last time, her face swollen." Before the hearing, Jean-Pierre Saison also addressed Monique Olivier, aged 59, wife and alleged accomplice of Fourniret, who is not being charged in this case. "When you take a young girl's case, in which there are photos and you take a perverse pleasure in looking at that which has been sacrificed, for me you have some guilt," he said to the accused.

En 2004, elle avait déclaré que son mari lui avait montré sa victime sur des photographies trouvées dans le sac de la lycéenne. L'ancienne garde-malade a été à nouveau interpellée sur son absence de réaction. "Dans votre cas, y a-t-il une servitude volontaire?", lui a demandé une avocate des parties civiles, en reprenant le sujet de philosophie sur lequel avait planché la lycéenne avant son enlèvement. Monique Olivier n'a pas voulu répondre. Jeudi la cour poursuit l'examen du dossier Céline Saison.

In 2004, she had stated that her husband had shown her his victim in the photographs found in the schoolgirl's bag. The former nurse was again questioned about her lack of response. "In your case, was it a voluntary servitude?" a lwayer for the civil parties asked her, taking up the subject of philosophy, on which the schoolgirl had worked before her abduction. Monique Olivier did not want to respond. On Thursday the court continues the examination of the Céline Saison case.


Saturday, 19 April 2008

Fourniret trial: Fabienne and Jeanne-Marie may also have been violated post-mortem


This is a continuation of the previous post concerning the case of Natacha Danais. I decided to post this Enfants Kidnappés article in two parts because it is very long and also because the details coming out at this trial are truly sickening. Writing up the trial reports has taken me to a place where I ponder the nature of evil. Does evil exist as a an energy or a force? For that matter, does goodness?

I do not believe that a person's soul can be evil. Yes, I do have a fundamental belief in the human soul and a belief that that soul is by its nature utterly pure. So, can I say that a person is evil or just that their actions or behaviour is evil? I think that what I come to is an idea that something is missing or distorted at the level of the person's emotional and mental processes. Genetic? I don't know and I am sure that most reputable scientists would hesitate to reach a conclusion on the subject. What I do think is that some people seem to become so poisoned at an emotional and mental level that what I would call the positive human emotions are absent or buried under so much toxicity that they hardly exist.

Michel Fourniret has brought evil into the courtroom in Charleville-Mézières. His odious presence there seems to be like a channel through which something awful flows through. If there is such a thing as, "pure evil," then there is something about Michel Fourniret, which has allowed him, as a person, to become a living conduit for it. At least, while he is in the hands of the judiciary, he is removed from perpetrating any further evil acts on young women and their families.

http://www.kidnapping.be/fourniret/index.html

Fabienne et Jeanne-Marie, elles aussi, pourraient avoir subi des outrages post-mortem.

Dans le cas de Natacha, deux éléments renforcent la suspicion. Primo, le médecin légiste a constaté en certains endroits intimes du petit corps (1,48m...), des traces suspectes. Le Pr Rodat émet deux hypothèses : l'utilisation de tampons hygiéniques, ou une pénétration « alors que la victime n'était plus vivante ». La mère de Natacha est interrogée par Me Sabine Barz, conseil de la famille. Elle est formelle : « Natacha n'avait eu ses règles que deux fois, et elle utilisait des serviettes. Je le sais parce que c'est moi qui les achetais ».
Secundo : lors de l'instruction, Michel Fourniret a déclaré qu'avant d'abandonner le cadavre sur une dune vendéenne, il a pris soin de le baigner dans l'océan pour éliminer les traces de souillure. Auparavant, il avait poignardé sa proie à trois reprises, avec un outil quelconque. Puis, comme la fillette se débattait encore, il l'avait étouffée en plaquant contre sa bouche et son nez l'une de ses « grosses paluches », comme dirait Me Didier Seban.

Fabienne and Jeanne-Marie, they too could have been violated post-mortem.

In the case of Natacha, two pieces of evidence reinforce suspicion. Firstly, the coroner found suspicious traces in certain intimate areas of the little body (1.48m) . Dr Rodat poses two hypotheses: the use of sanitary tampons, or a penetration, "while the victim was no longer living." Natacha's mother was questioned by Me Sabine Barz, lawyer for the family. She is definite. "Natacha had only had two periods, and she used towels. I know because it was I who bought them."
Secondly, during the indictment, Michel Fourniret stated that before he left the body on a Vendée dune, he took care to bathe it in the ocean to eliminate traces of soiling. Previously, he had stabbed his victim three times, with some tool or other. Then, when the little girl still struggled, he had suffocated her by placing one of his, "huge hands," over her mouth and her nose, as related by Me Didier Seban.


L'avocat général Nachbar : « Comme Jeanne-Marie, vous l'avez violée alors qu'elle était morte ? »
La famille pleure doucement. L'accusé refuse de répondre.
L'avocat général : « Vous la tuez une deuxième fois, Fourniret ! Vous entendez sa famille ? Vous êtes un monstre pédophile » !
L'accusé : « Je ne réagirai pas ».
La famille : « Heureusement! ».

Attorney General, Nachbar: "Like Jeanne-Marie, did you violate her when she was dead?"
The family cries softly. The accused refuses to respond.
Attorney General: "You are killing her a second time, Fourniret! Do you hear her family? You are a paedophile monster!"
The accused: "I will not respond."
The family: "Thankfully!"


C'est à cet instant que plusieurs personnes quittent la salle, écœurées. Michel Fourniret, pour autant, n'est pas un monstre. Il est bien pire que cela : un homme raté, qui fabrique à la chaîne des actes, des images, des mots, des silences, odieux. Une sorte de pellicule dont, au développement, on ne pourrait tirer qu'un négatif. Pourquoi la tentation de transformer certains criminels en créatures surnaturelles est-elle si forte qu'elle contamine même des magistrats ? La justice est-elle faite pour amplifier la voix de la meute qui gronde aux marches du palais ? L'audience se poursuit avec des questions adressées à Monique Olivier, laquelle, au bâtonnier Dupuis, affirme, pleine d'aplomb, qu'entre elle et son mari, « il n'y a jamais eu de pacte

It is at this moment that several people leave the room, sickened. Michel Fourniret, for so many, is not a monster. he is much worse than that: a wasted man, who manufactures a production line of odious acts, images, words and silences. A sort of film that can only be developed as a negative. Why is the temptation to transform certain criminals into supernatural creatures so strong that it affects even judges? Is justice made to amplify the voice of the mob that roars at the steps of the courthouse? The hearing continues with questions addressed to Monique Olivier, who, full of self-assurance, states to the president of the bar, that between her and her husband, "There was never a pact."

». Le jeune avocat général Xavier Lenoir, qui épaule, au ministère public, le dresseur de « monstre », place alors une intervention tranchante, remettant l'accusation à son juste niveau. A Mme Olivier, qui répète à l'envi qu'elle était terrorisée par M. Fourniret : « Le 24 juin 1991, vous lui écrivez, alors qu'il est incarcéré depuis la veille à Verdun, pour une autre agression : « J'espère que tu seras bientôt auprès de nous ». Le 25 juin, dans une nouvelle lettre : « Je donnerais cher pour te faire sortir de ta « résidence d'été » ». Et encore : « Tu es un petit taulard très attachant ». Monique Olivier, soudain bégayante, séparant ses bribes de phrases d'étranges aspirations, comme si elle sirotait un thé brûlant : « Il allait ressortir... La peur est là... »

The young attorney general, Xavier Lenoir, assistant at the public ministry, tamer of the, "monster," then makes a sharp intervention, taking the indictment back to its proper level. To Monique Olivier, who repeats angrily that she was terrified of M. Fourniret: "On June 24th 1991, you write to him, while he has been in prison since the previous day in Verdun for another assault. "I hope you will be with us soon." On June 25th in another letter: "I would give dearly to get you out of your, "summer residence." And again: "You are a very endearing little jailbird." Monique Olivier, suddenly stammering, separating snatches of phrases with odd inhalations, as though she is sipping burning tea: "He would be coming back out....The fear is there...."

J'avais peur de lui, en tout et pour tout !*

Monique Olivier, épouse et complice présumée de Michel Fourniret, a répété jeudi que la "peur" de son mari l'avait empêchée de le dénoncer entre 1987 et 2003, malgré un courrier de 1991, lu devant la cour d'assises des Ardennes, où elle lui témoigne son attachement.

I was totally afraid of him, in every way.

Monique Olivier, wife and alleged accomplice of Michel Fourniret, repeated on Thursday that, "fear," of her husband had prevented her from denouncing him between 1987 and 2003, in spite of a letter from 1991, read before the Ardennes Court of Assizes, in which she pledges her commitment to him.


"J'avais peur de lui, en tout et pour tout", a répété Monique Olivier aux avocats des parties civiles qui se sont relayés pour la questionner sur son absence de réaction lors du meurtre de Natacha Danais, le cinquième des sept jugés à Charleville-Mézières et que Michel Fourniret a reconnu. "Je n'étais pas capable de lui dire quoi que ce soit. Sachant ce qu'il était capable de faire, j'avais peur", a ajouté l'accusée jugée pour complicité dans plusieurs dossiers. Depuis mercredi, la cour examine le meurtre de Natacha, une adolescente de 13 ans, enlevée sur un parking de supermarché le 21 novembre 1990. Son corps avait été découvert trois jours après sa disparition sur une plage en Vendée.

"I was totally afraid of him in every way," Monique Olivier repeated to the lawyers for the civil parties, who took it in turns to question her about her absence of reaction to the murder of Natacha Danais, the fifth of the seven being tried at Charleville-Mézières and which Michel Fourniret has admitted. "I was not capable of telling him anything. Knowing what he was capable of doing, I was afraid." added the accused, on trial for complicity in several cases. Since Wednesday, the court has been examining the murder of Natacha, a 13 year-old teenager, abducted on a supermarket car park on November 21st 1990. her body had been discovered three days after her disappearance on a Vendée beach.

Dans un extrait de lettre, lue devant la cour par le substitut du procureur Xavier Lenoir, Monique Olivier témoignait pourtant de son attachement à son mari. "J'espère que tu seras libéré très vite (...) Tu sais que tu es un petit taulard très attachant. Et tu sais que je suis collante", écrivait-elle en juin 1991 à son mari alors qu'il était incarcéré pour des faits d'agression et violence. "La peur est quand même là. Cela n'empêche pas de vivre avec la peur", s'est-elle justifiée à nouveau à l'audience. Le meurtre de Natacha Danais est le dernier des dossiers examinés par la cour -sur les dix jugés- dans lequel est impliquée l'épouse du tueur en série présumé.

In an extract from the letter, read before the court by the prosecutor's deputy, Xavier Lenoir, Monique Olivier pledges, again, her commitment to her husband. "I hope that you will be freed very quickly (....) You know that you are a very endearing little jailbird. And you know that I am clingy," she wrote in June 1991 to her husband while he was in prison for acts of aggression and violence. "The fear is, all the same, there. Nevertheless, I live with the fear," she again justified herself to the court. The murder of Natacha Danais is the last of the cases being examined by the court - of the ten being tried - in which she is implicated, the wife of the alleged serial killer.

En début d'après-midi, Michel Fourniret regagne sa place avec une mine de papier mâché. Les traits creusés, plus gris que son pull, il peine visiblement à rester muet face au soupçon de viol post-mortem. Me Pierre Blocquaux qui, depuis le premier jour, assume son rôle difficile avec une dignité exemplaire, sollicite cinq minutes de suspension pour qu'il puisse, avec ses deux confrères, s'entretenir avec leur client. Lorsqu'ils reviennent, c'est au tour de Me Barz de s'isoler brièvement avec la famille Danais. Chacun comprend que l'accusé, à nouveau, réclame le huis clos. Réponse cinglante du camp des victimes : c'est non. L'Ardennais, qui avait reconnu n'avoir « pas de grandes révélations à faire », devient livide.

At the start of the afternoon, Michel Fourniret takes his place, looking like death warmed up. His features deeply lined, greyer than his sweater, he is visibly suffering in remaining silent faced with the suspicion of post-mortem rape. Me Pierre Blocquaux who, since the first day, has assumed his difficult role with an exemplary dignity, asks for a five minute adjournment, so that he may, with his two colleagues, confer with their client. When they return, it is the turn of Me Bartz to withdraw briefly with the Danais family. Everyone understands that the accused, once again, calls for the proceedings to be held in camera. The bitter response from the victims' camp: it is no. The Ardennes man, who had admitted not having, "any great revelations to make," becomes livid.

Le président Latapie embraye. Parfaitement dans son rôle, d'une grande justesse psychologique, il tente de raisonner l'entêté pathétique dont les réponses paraissent à présent de moins en moins sensées. Il ne parlera pas -pas aujourd'hui, en tout cas. Faut-il encore attendre, de cet homme qui tue des enfants, un sursaut de courage à l'heure du jugement ?
Devant la cour d'assises réunie à Charleville-Mézières, «l'ogre des Ardennes» n'a pas bronché face aux dires du légiste. «Il a juste passé un mot à son avocat, pour dire qu'il était prêt à en parler à huis clos», relate Me Sabine Barz. Demande refusée par les parties civiles, finalement «soulagées» d'en finir avec ce procès.

The president, Latapie, goes into action. Perfectly in his role, with great psychological soundness, he attempts to reason with the pathetic being whose responses seem at present to make less and less sense. He will not speak - not today in any case. Must he still await, from this man who kills children, a surge of courage at the hour of judgement? Before the court of assizes meeting in Charleville-Mézières, "the Ogre of the Ardennes," did not bother to speak to the Examiner. "All he did was pass a note to his lawyer, to say that he was ready to talk in camera." Me Sabine Bartz related. Request refused by the civil parties, finally, "relieved," to be finished with this trial.

L'après-midi, Michel Fourniret a fait une "dérogation" à sa résolution de mutisme en tentant de s'adresser directement aux parents de Joanna Parrish, une Britannique de 20 ans, tuée en mai 1990 près d'Auxerre. Le 11 mars il a été mis en examen pour ce meurtre qu'il a toujours nié. Roger Parrish et Pauline Sewell étaient présents à l'audience mercredi et jeudi pour l'examen du dossier Danais. L'accusé a invoqué un défaut de "mémoire" et nié une confusion entre les meurtres de Natacha et Joanna, pour expliquer une contradiction dans une déposition où il disait avoir entièrement dévêtu Natacha. Le corps de celle-ci a été retrouvé à moitié déshabillé, celui de Joanna l'était entièrement.

In the afternoon, Michel Fourniret made an, "exemption," to his resolution of silence by trying to directly address the parents of Joanna Parrish, a British woman aged 20, killed in May 1990 near Auxerre. On March 11th he was placed under investigation for this murder which he has always denied. Roger Parrish and Pauline Sewell were present at the hearing on Wednesday and thursday for the examination of the Danais case. The accused claimed a, "memory," failure and denied a confusion between the murders of Natacha and Joanna, to explain a contradiction in a statement where he said he had completely undressed Natacha. Her body had been found half-undressed, that of Joanna completely.

http://www.kidnapping.be/fourniret/index.html